CES FILLES QUE L’ON NE RETROUVE JAMAIS … Elle faisait partie de ces filles que
l’on ne retrouve jamais. De ces que filles que l’on aiment et dont on rêve un
moment, avant qu’elles disparaissent emportées par le flot de la vie. N’ayant
pas eu assez de temps pour l’oublier, j’espérais la revoir. La voyant là,
devant moi, à demie vêtue après l’amour, je fus emportée par un esprit de
dévotion. Des larmes roulèrent sur mon visage, tandis qu’elle me regardait avec
étonnement.
Des amours passés il ne reste rien.
Quelques images teintées d’amertume. Des colères enfouies, mais prête à
ressurgir. Un sentiment d’inachevé… Tout cela n’est pas juste ! Un
vieillard sous une lucarne pleure son rêve inexaucé. Il rêvait d’une chaumière
où d’un condominium … il aura une mansarde ou une studette. La solitude pour
meubler.
Certains pourraient penser que je mène
la belle vie. De mon côté, je trouve quelle est dure à porter cette flagrante
solitude, à la fois volontaire et subie.
Le poids de l’existence ce fait plus
lourd de jour en jour. Jour après jour je sens l’épuisement me gagner.
Comment gagner ? La perte à
perpète… A l’horizon, le vague à l’âme. J’ai mal de vivre. Comment peut on
endurer tout ça et dans le même temps rester indifférent au malheur du
monde ? Le monde souffre et ne peut s’échapper… En quoi cela peut il me
consoler ?